Le Mercurien et Lettres Maçonniques sont heureux de vous présenter Valère Prospéri, auteur du conte philosophique Philosophica Rosa et Serpentis Sapientia, plasticien dont les oeuvres se découvrent autant dans les expositions que les couvertures de livres ou sur les corps tatoués et maçon aussi subtil que disponible. 

    Riche d'une expérience peu commune, il se livre à Lettres Maçonniques et nous découvre ses projets et envies.

 

Bonjour, Valère Prosperi, pouvez-vous vous présenter pour Lettres Maçonniques ?

        V.P. : Bonjour à vous et à tous nos lecteurs. Venant de partout et de nulle part, ayant séjourné aussi à Montpellier et à Poitiers, j’ai tout de même grandi à Naples et fixé mes pas à Angoulême (dans notre bonne vieille Charente), mais ce, après moult voyages, notamment l’Égypte, les États-Unis d’Amérique, Malte, l’Italie et la France. Ce parcours de vie m’a amené à nourrir une profonde spiritualité.

       Bien que catholique, je m’intéresse à tous les ésotérismes occidentaux et/ou, plus particulièrement, Chrétiens.

      Je voue une passion pour toutes les formes d’art et, comme depuis tout le temps, j’essaye d’y transposer mes frustrations ou mes convictions y compris cette même ferveur spirituelle.

 

 

AUTOPORTRAIT

 

Comment vous est venue l'idée d'écrire le conte philosophique Philosophica Rosa et Serpentis Sapientia ?

      J’ai rencontré un Adepte sincère sur la Voie d’Hermès (Alchimie métallique). C’est lui qui m’a servi de Maître et a guidé, de loin, mes pas en Initiation. Ayant une mémoire plutôt graphique, j’ai transposé tout ce que je comprenais en schémas mnémotechniques. Il m’a suggéré d’en écrire un livre et… il a disparu. J’ai eu la chance de faire cette rencontre inouïe.

      Pour honorer cette relation particulière, je me suis exécuté et j’ai agrémenté mes 33 planches graphiques d’un conte philosophique. Si le style onirique s’apparente un peu à celui de Saint Exupéry, je dois admettre avoir subit aussi l’influence, plus discrète peut-être, de l’ouvrage Les Noces Chymiques de Christian Rozencreutz.

     En fait, l’histoire de la Rose et du Serpent n’est qu’une métaphore du Grand Œuvre. Cette Rose vit la transmutation que la Matière subit elle-même durant le dur labeur qu’effectue le Philosophe par le Feu. Elle est la matière première et c’est, entre autre, ce que nous apprend le comte Cagliostro dans les catéchismes de son rite de la Haute Maçonnerie Égyptienne ; lui, dont le sceau comportait aussi un serpent.

 

Quelle est l'importance de la Franc-Maçonnerie dans vos pratiques artistiques  ? 

      A chacun d’y voir et lire cette importance.

 

Quels sont vos projets artistiques ?

     Je suis justement sur la rédaction d’un ouvrage biographique sur Cagliostro. Comme je suis plus artiste que littéraire, je vais essayer de l’enrichir encore d’œuvres originales pouvant l’illustrer… et surtout, l’enrichir également de mon expérience de vie napolitaine qui devrait me permettre de saisir une partie de cette personnalité typique et complexe à la fois. Je me sens proche de ce personnage controversé et original.

 

Que pensez-vous du projet de Lettres Maçonniques de fédérer des auteurs autour d’un recueil de contes maçonniques ?

     Je trouve l’idée absolument juste et parfaite. A nous tous, les auteurs, de saisir la chance de pouvoir participer à cette initiative et à l’esprit qui s’en émane.

TRACE

 

 

Les lecteurs et spectateurs pourront retrouver Valère Prospéri et ses oeuvres

aux adresses suivantes :

 

http://www.philosophica-rosa.net/

http://philosophicarosa.blogspot.fr