Le maillet claqua sèchement à l'Orient.

*

« Debout et à l'ordre, mes frères »

La voix tonitruante du Vénérable Maître de la Loge, dans le  recueillement silencieux de l'atelier, emplit tout le Temple.
L'injonction circula, forte, vint percuter le septentrion pour aller  s'amplifier sur la colonne du midi puis, revint enfin s'éteindre où  siégeait l'homme qui dirigeait les travaux, revêtu de tous les décors  qu'exigeait sa fonction. Comme un seul homme, tous les assistants se levèrent promptement et portèrent une main gantée à leur gorge. Tous... sauf un.

A la Croisée des chemins.

Stan Karko met bas le masque

    Stan Karko se dévoile sur Lettres Maçonnes après son troisième prix lors du concours de nouvelles maçonniques organisé dans le cadre du 2ème Salon maçonnique du Livre et de la Culture de Rennes organisé les 6 et 7 avril 2013.

      Son premier essai A la croisée des chemins a été transformé en ne laissant ni les éminents membres du jury ni lui indifférents. Il livre ici sa première interview en exclusivité pour Lettres Maçonnes.

 

Lettres Maçonnes : - Stan Karko, qui se cache derrière le masque de l’auteur ?

Stan Karko : - Un jeune maître maçon de la Grande Loge de France qui, après une existence trépidante et aux rebondissements parfois cahotiques, s’est délivré des métaux pour aller à l’essentiel : l’harmonisation avec l’univers, soi-même et dans sa relation aux autres. Mes écrits sont le reflet de ma planche à tracer quotidienne.

L.M. : - Comment t’est venue l’envie d’écrire ?

Stan Karko : - Une envie venue de l’adolescence et de l’entrée dans l’âge adulte où j’écrivais, comme beaucoup, des poèmes liés à mes amours, où j’ai écrit et détruit un roman avorté. Après une longue pause et mon installation dans une nouvelle vie, je lâche tout pour accomplir ce que j’ai toujours voulu réaliser.

L.M. : Pourquoi avoir fait le choix d’une nouvelle policière ?

Stan Karko : - Ça correspond à mon style d’écriture, plutôt incisif, avec du relief et des rebondissements. Plutôt dans un style polar que philosophique mais le polar permet aussi de faire passer un message philosophique. Le but est de susciter l’intérêt du lecteur, l’inviter à poursuivre jusqu’au bout sans que le texte ne lui tombe des mains. Le cadre de la nouvelle m’a paru un essai intéressant, avec la contrainte d’écrire dans les temps pour me présenter à Rennes. Je suis ravi qu’elle ait pu être plébiscitée par les membres d’un jury aussi prestigieux.

L.M : Quels sont tes projets littéraires après cet essai transformé à Rennes ?

Stan Karko : - J’ai  plusieurs romans en cours d’écriture et souhaite en finir avec un actuellement en phase finale de rédaction et dans l’attente d’un éditeur. L’action se passe entre la Mésopotamie antique et le monde contemporain. Une nouvelle gageure pour le plasir d’écrire et de faire lire des histoires aptes à faire rêver et réfléchir. Egalement un projet de B.D. avec un frère de ma loge. L’encrier maçonnique n’est pas prêt de s’assécher et ne s’use que si l’on s’en sert.

 

     Le recueil de onze nouvelles est édité par Dervy et sera disponible à partir du 14 juin sur le site de l'éditeur http://dervy-medicis.com/