Toi dont le monde ignore le vrai nom,
Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon,
Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,
J’aime de tes concerts la sauvage harmonie,
Comme j’aime le bruit de la foudre et des vents
Se mêlant dans l’orage à la voix des torrents!
Roi des chants immortels, reconnais-toi toi-même!

Alphonse de Lamartine

 

 

       Lettres Maçonnes commémore aujourd’hui le 189ème anniversaire de la disparition de George Gordon Byron dit Lord Byron.

      Né le 22 janvier 1788, mort précocement le 19 avril 1824 à Missolonghi, en Grèce, alors sous domination ottomane, Byron est une des grands romantiques anglais.

 

      Après avoir écrit Hours Of Idleness, recueil autobiographique de poèmes de jeunesse et Childe Harold inspiré par son voyage en Orient dont le succès le suprendra, il explore divers genres poétiques.

      Il reste célèbre, en dehors de sa mort romantique, pour She walks in beauty ou son Don Juan, si différent de ceux de Tirso de Molina ou de Molière, resté hélas inachevé sans que son auteur n’ait le temps d’envoyer son personnage dans la France révolutionnaire finir sur l’échafaud de la Terreur.

      Défenseur de la liberté, révolté contre la politique et la société de son époque, l’Europe du Congrès de Vienne, il s’engage contre les oppressions, en Angleterre avec les Luddites, en Italie avec les Carbonari, en Grèce dans la lutte d’indépendance.

      Hors-norme, excessif, bisexuel, grand sportif, amoureux d’un Orient qui commence alors en Italie et en Grèce, il demeure une source d’inspiration pour nombre d’artistes et d’âmes romantiques.

      Il est honoré par la Grèce comme un héros de la guerre d’indépendance.

     A la nouvelle de sa mort, Walter Scott paya dans un journal d’Edimbourg, un tribut touchant à sa mémoire.

    

     Impliqué auprès des Carbonari italiens, il semble avoir été Maître de la loge Cacciatori Americani Vendita [American Hunters Lodge].

     Il existe une preuve indirecte pour suggérer que Lord Byron fut membre d’une loge italienne non identifiée du Grand Orient de France. Les compte-rendus d’une tenue de la loge Les Trinosophes datés du 01 juin 1824 mentionne un discours commémoratif faisant référence à lui comme franc-maçon. Il est considéré comme membre de la loge The swan in long acre.
Son grand-oncle, William Byron, fut Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre du 3 avril 1747 au 20 mars 1752.

 

Phillips, Thomas - Byron in Arnaout Dress - Romanticism - Oil on canvas - Portrait - National Portrait Gallery - London, UK

 

     

She Walks in Beauty

                                      1
    She walks in beauty, like the night
        Of cloudless climes and starry skies;
    And all that's best of dark and bright
        Meet in her aspect and her eyes:
    Thus mellowed to that tender light
        Which heaven to gaudy day denies.
                                      2
    One shade the more, one ray the less,
        Had half impaired the nameless grace
    Which waves in every raven tress,
        Or softly lightens o'er her face;
    Where thoughts serenely sweet express,
        How pure, how dear their dwelling-place.
                                      3
    And on that cheek, and o'er that brow,
        So soft, so calm, yet eloquent,
    The smiles that win, the tints that glow,
        But tell of days in goodness spent,
    A mind at peace with all below,
        A heart whose love is innocent!