"La victime en Histoite est toujours d'une certaine façon celle qui réussit et échoue à la fois.

Sa mort sacrificielle la fait entrer dans l'éternité des légendes" (Jacques  Rolland)

Les Templiers 

 

L’ouvrage de Jacques  Rolland Les  Templiers, paru dans la collection Aventure Secrète chez J’ai Lu, propose une vision renouvelée de l’histoire des Templiers et de leur influence sur la Franc Maçonnerie.

S’appuyant sur les archives secrètes du Vatican et des archives traduites du latin par d’éminents spécialistes, il remet en cause la vision traditionnelle des croisades et de la fin de l’ordre des Templiers pour faire de l’histoire de ce mouvement une « révolution sociale » qui allait gêner les tenants du pouvoir royal jusqu’à leur disparition programmée.

Confrontant les sources occidentales et orientales, cet ouvrage permet de relativiser le statut historique de Godefroy de Bouillon, de Saint Louis, qui multiplia les échecs, et de Saladin, dont la sagesse et l’esprit de tolérance en ressortent durablement écornés, lui qui nomma l’église de la Résurrection, Al Qumane, ce qui signifie « ordures ».

Un livre à la lecture passionnante où l’on voit que l’aventure templière fut la chronique d’une mort annoncée dès 1244 et la défaite de Forbie, désastre militaire équivalent à celui de Hattin en 1187.

Où l’on voit aussi l’influence des cisterciens battue en brèche par le pouvoir royal inquiet de la révolution sociale induite par le mouvement templier, où l’on découvre les rapports des autorités religieuses condamnant les Templiers sous de faux prétextes et l’influence que put avoir cet ordre religieux sur la Franc Maçonnerie au XVIIIème siècle.

On découvre ainsi dans ce livre de Jacques Rolland que la résurgence du phénomène templier est venue non d’Angleterre ou de France mais d’Allemagne où les chevaliers Teutoniques et les R+C furent les intermédiaires entre le Temple et la franc-maçonnerie. Avant que Charles de Hesse et le baron de Hund, fervents prosélytes de la légende templière, incapables de fournir les preuves de la filiation templière et des supérieurs inconnus se rétractent et ne provoquent un schisme brutal et douloureux dans la franc-maçonnerie allemande.