L’Anthologie de la poésie maçonnique et symbolique parue chez Dervy en 2007 grâce aux soins conjugués de Jean-Luc Maxence et d’Elisabeth Viel est une source renouvelée d’inspiration où le poète, l’honnête homme et l’initié peuvent venir puiser pour étancher leur soif de beauté et partager des moments de rencontre, de plaisir et de communion avec des auteurs  à découvrir, reconnaître, éviter, imiter ou pour certains à dépasser.

Pour le XVIIIème siècle, à côté du grand Voltaire, on redécouvre avec bonheur les aphorismes du frère Chamfort « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on a pas ri » ou la petite histoire de La Marseillaise de Claude Rouget de Lisle.

Concernant le XIXème siècle, l’on apprend notamment au fil de ce gros volume que Victor Hugo, Gérard de Nerval ou Charles Baudelaire étaient des louveteaux, que la chanson de Jean-Baptiste Clément Le Temps des Cerises est due à l’apparition d’une jolie infirmière sur les barricades de la Commune ou que le manuscrit de l’Internationale d’Eugène Portier est resté caché et oublié dans une cave pendant 16 ans.

Au XXème siècle, la maçonnerie et le symbolisme ont continué d’exercer leur attrait sur des personnalités aussi variées que Paul Valéry, André Breton ou Jean Cassou, rédacteur en chef de la revue Europe et des Trente-Trois Sonnets composés au secret.

Et l’on découvre que Pierre Dac manipulait aussi bien l’humour que le lyrisme amoureux, que Jean Tourniac n’est pas que l’érudit auteur d’essais sur la symbolique et que l’athanor a continué jusqu’au début des années2000 d’inspirer Jacques Simonomis, le lion vert Alain Mercier  ou les agapes Edmond Outin.

Une anthologie qui restera dans les annales, à parcourir dans tous les sens pour mieux connaître et ressentir des textes centrées sur la transmission ininterrompue d’une sensibilité et d’une voix maçonnique et symbolique aux accents poétiques variés.

La postface, subtile et bienvenue, explicite les liens entre la création poétique et l’initiation maçonnique.

 

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